Société

« Temps de démocratie » : des lycéens nîmois expriment leurs réserves

Éléonore Falguière-Bresson 2 min de lecture
« Temps de démocratie » : des lycéens nîmois expriment leurs réserves

Jeudi 8 octobre, des temps d’échange ont débuté dans les lycées de l’académie de Montpellier, dont ceux de Nîmes. Ces demi-journées de cours banalisées, souhaitées par le ministre de l’Éducation dans le contexte de la mobilisation lycéenne nationale, doivent permettre aux élèves d’exprimer leurs difficultés, leurs attentes et leur mal-être.

Selon midilibre.fr, le rectorat indiquait vendredi 9 octobre que ces temps de démocratie se tenaient dans tous les établissements de l’académie, afin d’associer les lycéens au dialogue engagé à l’échelle nationale.

Des élèves sceptiques sur l’utilité du dispositif

À Nîmes, plusieurs jeunes interrogés jugent toutefois ces échanges insuffisants. Élève de terminale au lycée Philippe-Lamour, Elie, 16 ans, estime que les préoccupations des lycéens sont connues depuis longtemps et doute que ces temps permettent d’en traiter réellement les causes.

Au lycée Alfonse-Daudet, Victor, 16 ans, en première, rapporte que deux heures d’échanges se sont tenues vendredi matin entre élèves et enseignants. Il explique que ces derniers partagent largement le constat sur les problèmes rencontrés et sur le manque d’utilité qu’ils attribuent à ces temps lycéens. Il rappelle que les revendications sont portées dans la ville depuis près de deux semaines.

Jasmine, 23 ans, étudiante en deuxième année de DNMADe mode au lycée Ernest-Hemingway, a participé jeudi après-midi à deux heures d’échange avec sa professeure principale. Avec d’autres étudiants majeurs de sa promotion, elle demande à être considérée comme adulte au sein du lycée. Cette demande a été transmise par écrit à la direction. Pour elle, les réponses rapides et concrètes des autorités compteront davantage que ces échanges pour apaiser la colère.

Pas de blocage signalé dans le Gard vendredi

Vendredi 9 octobre, le rectorat ne signalait aucun blocage dans le Gard. Trois lycées restaient alors totalement bloqués dans l’académie de Montpellier, tous situés dans l’Hérault. À Nîmes, un arrêté de la préfète autorisait ce vendredi l’usage de drones pour capter et transmettre des images. Les artifices et articles pyrotechniques restent interdits, sauf pour les professionnels, jusqu’à dimanche inclus.

Source : midilibre.fr

Éléonore Falguière-Bresson

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