Aux arènes de Nîmes, le 2e REI a commémoré El-Moungar
Les arènes de Nîmes ont accueilli mercredi soir la cérémonie du 123e anniversaire du combat d’El-Moungar. Selon objectifsud.fr, le 2e régiment étranger d’infanterie a organisé une prise d’armes sur la piste, devant le public installé dans les gradins.
Les compagnies du régiment sont entrées une à une en chantant, avant de former un grand U sur le sable. Fusils dressés, képis blancs et épaulettes rouges, les légionnaires ont pris place jusqu’au pied des gradins. La garde au drapeau a ensuite avancé au centre de la piste.
Une cérémonie militaire au cœur de la ville
À 19 heures, les présentations militaires ont ouvert la cérémonie. Les honneurs au drapeau ont précédé l’arrivée des autorités. Le général de brigade Christophe Passerat de La Chapelle, commandant la Légion étrangère, a passé les troupes en revue.
Le général Stève Carleton, commandant la 6e brigade légère blindée, était présent aux côtés du colonel Nathanaël Ponticelli, chef de corps du 2e REI. Ce dernier, qui a pris le commandement du régiment le 26 juin, célébrait son premier El-Moungar dans cette fonction.
Plusieurs militaires ont été appelés au centre de la piste pour recevoir une décoration. Après la lecture de l’ordre du jour, un jeune lieutenant a raconté de mémoire le combat d’El-Moungar, survenu le 2 septembre 1903, lorsque des légionnaires de la 22e compagnie montée du 2e Étranger escortaient un convoi dans le Sud-Oranais.
Un régiment nîmois en alerte opérationnelle
Cette commémoration avait eu lieu l’an dernier au quartier Colonel-de-Chabrières. Mercredi soir, le régiment a retrouvé les arènes, lieu symbolique de Nîmes, pour une cérémonie mêlant honneurs, décorations et défilé final.
Objectifsud.fr rappelle que le 2e REI est installé à Nîmes et profondément lié à la ville. La cérémonie intervient aussi dans un contexte opérationnel particulier : depuis le 1er juillet, le régiment constitue le noyau d’un bataillon de la force de réaction alliée de l’Otan, susceptible d’être déployé sous 48 heures.
La soirée s’est achevée par le départ des compagnies de leur formation et les derniers honneurs au drapeau. Sur la piste, la mascotte du régiment, Tapanar, a aussi retenu l’attention : deux militaires ont dû veiller à la maintenir à son emplacement pendant la cérémonie.
Source : objectifsud.fr
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