Vie locale

Alliance LR-RN : les réactions se multiplient après les propos de Jean-Paul Fournier

Éléonore Falguière-Bresson 2 min de lecture

Les déclarations de Jean-Paul Fournier dans le nouveau numéro d’Objectif Sud, disponible depuis mardi, relancent le débat sur un rapprochement entre Les Républicains et le Rassemblement national à Nîmes. Selon objectifsud.fr, plusieurs responsables politiques gardois prennent leurs distances avec l’ancien maire de Nîmes, tandis que le RN y voit une validation tardive de sa stratégie municipale.

La droite locale se démarque

Laurent Burgoa, sénateur et secrétaire départemental LR du Gard, rappelle l’opposition du bureau politique national de son parti à tout accord avec le RN. Richard Tibérino, président démissionnaire des Républicains dans le Gard, se dit surpris par les propos de Jean-Paul Fournier et précise qu’ils n’engagent que lui.

Le maire de Générac, Frédéric Touzellier, affirme également suivre une autre ligne, celle d’une droite modérée, sociale et régalienne. Il indique soutenir Laurent Burgoa aux élections sénatoriales de septembre.

Ces réactions sont aussi liées à la position jusque-là défendue par Jean-Paul Fournier. L’ancien maire avait refusé le rapprochement avec le Rassemblement national porté par Éric Ciotti en 2024.

Le RN et la gauche dénoncent ou interrogent

Au Rassemblement national, le député du Gard Yoann Gillet estime que cette prise de position intervient « six mois trop tard ». Il rappelle que Julien Sanchez, alors candidat à Nîmes, avait proposé un rapprochement avec la droite nîmoise avant le scrutin municipal, puis entre les deux tours selon lui.

Yoann Gillet met en cause Franck Proust et Laurent Burgoa, qu’il accuse d’avoir refusé cette stratégie. Il évoque aussi le recours déposé par Julien Sanchez et la possibilité d’une invalidation des élections municipales. Au second tour, Vincent Bouget avait obtenu 40,97 % des voix, devant Julien Sanchez à 37,52 % et Franck Proust à 21,51 %.

À gauche, Rémi Nicolas, maire de Marguerittes et vice-président de Nîmes Métropole, se dit « très déçu ». Fabrice Verdier critique une « grandeur et décadence » et replace le débat dans la perspective des élections sénatoriales du 27 septembre.

Six mois après son départ de l’hôtel de ville, Jean-Paul Fournier remet ainsi au centre des discussions le rapport de la droite nîmoise au RN.

Source : objectifsud.fr

Éléonore Falguière-Bresson

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