Vie locale

Gard rhodanien : un schéma pour sécuriser l’eau dans 105 communes

Éléonore Falguière-Bresson 2 min de lecture
Gard rhodanien : un schéma pour sécuriser l'eau dans 105 communes

Les premières conclusions de l’étude sur l’accès à l’eau dans le Gard rhodanien ont été présentées jeudi 29 octobre à Saint-Laurent-des-Arbres. Élus, représentants agricoles et services de l’État y étaient réunis, rapporte objectifsud.fr. Le projet est porté par l’Agglomération du Gard rhodanien et le PETR Uzège-Pont du Gard. Il concerne 105 communes et près de 180 000 habitants.

46,6 millions de mètres cubes en plus d’ici 2050

Les deux premières phases de l’étude portaient sur les ressources disponibles et les besoins à venir. Résultat : il faudrait 46,6 millions de mètres cubes d’eau supplémentaires par an à l’horizon 2050, surtout pour l’irrigation. Il s’agit d’eau brute, non traitée, qui peut servir à arroser les cultures.

Ces chiffres sont des projections. Ils ne correspondent pas à des prélèvements déjà autorisés.

Une agriculture en recul

Depuis les années 2000, le territoire a perdu 45 % de ses exploitations et 16 % de sa surface agricole utile. Aujourd’hui, environ 3 190 hectares sont irrigués, soit 7 % des terres agricoles.

L’enquête auprès des exploitants a recueilli 684 réponses, soit environ 40 % des exploitations sollicitées. Les demandes portent sur 13 500 hectares supplémentaires à irriguer. Selon les hypothèses de l’étude, ce potentiel atteint 16 300 hectares sur tout le territoire. Les besoins d’irrigation en plus sont estimés à 44,8 millions de mètres cubes par an.

Jocelyn Sigaud, de l’association Les Porteurs d’eau, créée à l’initiative de viticulteurs, souligne que la démarche concerne toute l’agriculture. L’arboriculture, le maraîchage et l’oléiculture sont aussi concernés.

Le Rhône, principale piste

Les prélèvements possibles dans les cours d’eau locaux et les nappes sont limités. Le Rhône apparaît donc comme la principale ressource mobilisable, à condition de respecter les autres usages du fleuve, ses équilibres écologiques et l’évolution de ses débits. Le remplacement de certains prélèvements existants est aussi étudié. Stocker l’eau en période de pluie ou utiliser une ressource locale font partie des solutions possibles selon les secteurs. Aucun aménagement n’est encore arrêté.

Eau potable et incendies aussi concernés

Sept communes signalent des difficultés d’approvisionnement en eau potable et 45 utilisent de l’eau potable pour des usages non domestiques. Recourir à l’eau brute, quand c’est possible, permettrait de préserver l’eau de consommation. Le SDIS participe aussi à la démarche pour intégrer les besoins de lutte contre les incendies.

Le calendrier

Les scénarios d’approvisionnement seront travaillés en novembre et décembre 2026. Des ateliers de concertation suivront en janvier et février 2027, autour de trois secteurs. Le schéma doit être finalisé en avril ou mai 2027.

Source : objectifsud.fr

Éléonore Falguière-Bresson

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