Vie pratique

À Nîmes, les restaurateurs sensibilisés aux graisses dans les égouts

Éléonore Falguière-Bresson 2 min de lecture

Les graisses rejetées dans les réseaux d’eaux usées sont dans le viseur à Nîmes, particulièrement autour de la place du Marché. Cet été, de nombreux bouchons ont saturé le réseau dans ce secteur touristique qui rassemble restaurants, commerces alimentaires, logements privés et collectifs.

Selon objectifsud.fr, l’accumulation de graisses dans les canalisations peut provoquer des bouchons, des mauvaises odeurs et des débordements. Les huiles ne sont pas les seules concernées : les lingettes et d’autres déchets participent aussi à l’obstruction des conduites.

Un curage préventif cette semaine

À l’approche de la Feria des Vendanges, élus de Nîmes Métropole et de la Ville de Nîmes, restaurateurs, chambres consulaires, UMIH et acteurs de l’eau et de l’assainissement se sont réunis pour rappeler les pratiques attendues. L’objectif était de sensibiliser les professionnels à l’entretien du réseau et aux conséquences des mauvais rejets.

Eau de Nîmes Métropole a mené une opération de curage préventif du 8 au 10 septembre, de 6 heures à 10 heures, dans le secteur de la place du Marché. Comme avant chaque feria, le réseau a été nettoyé et débarrassé des bouchons.

Des bacs à graisses recommandés

La principale solution présentée aux commerçants et restaurateurs est l’installation d’un bac de récupération des graisses, y compris sous les éviers. Les établissements doivent l’acheter, l’installer et l’entretenir. Son adaptation dépend de la taille du commerce et de la configuration du réseau.

Le coût annoncé pour l’installation varie entre 500 et 1 500 euros. Chaque intervention d’entretien est évaluée entre 200 et 500 euros, avec la possibilité de les regrouper pour réduire la facture.

Le secteur de la place du Marché compte environ soixante points de restauration. Il représente une difficulté pour Eau de Nîmes Métropole et Véolia, notamment en raison de la corrosion, de l’usure des canalisations, des odeurs et des contraintes de curage. Le renouvellement du réseau ou l’augmentation du diamètre des canalisations ne suffisent pas, selon la source, à résoudre le problème.

Source : objectifsud.fr

Éléonore Falguière-Bresson

Partager cet article

Retour en haut