Manifestations à Nîmes : le tribunal rejette le recours contre l’interdiction
Le juge des référés du tribunal administratif de Nîmes a rejeté, samedi 24 octobre, la demande de deux syndicats qui contestaient l’interdiction préfectorale de manifester, rapporte midilibre.fr. L’arrêté n’a donc pas été suspendu à l’issue de cette procédure d’urgence.
La manifestation contre la vie chère avait d’abord été autorisée. Le 23 octobre, à la veille du rassemblement, la préfète était revenue sur cette décision en interdisant tout rassemblement et manifestation à Nîmes. Sud Éducation Gard Lozère et le Syndicat des avocats de France avaient alors saisi le tribunal.
Les violences du 17 octobre au cœur de la décision
Les deux syndicats estimaient que cette interdiction générale portait une atteinte grave à la liberté de manifester. Ils jugeaient la mesure disproportionnée, faute de démonstration d’un risque élevé de trouble à l’ordre public. Ils défendaient d’autres moyens de garantir la sécurité, notamment un dispositif de maintien de l’ordre adapté ou l’interdiction de porter des objets pouvant constituer des armes.
Pour rejeter leur demande, la magistrate a retenu les débordements violents du samedi 17 octobre. Des commerces du centre-ville avaient été pillés et des biens publics dégradés. Ces événements avaient notamment nécessité la fermeture temporaire du péage de Nîmes Ouest.
La décision souligne aussi une radicalisation du mouvement sur les réseaux sociaux. Des appels à des dégradations et à des pillages visaient le week-end des 24 et 25 octobre, notamment dans des zones moins couvertes par les caméras de surveillance. Les mairies et les bâtiments des services de l’État étaient pris pour cibles.
Source : midilibre.fr
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