Économie

Magna Porta : 4 à 5 M€ déjà engagés autour de la gare Nîmes-Pont-du-Gard

Éléonore Falguière-Bresson 2 min de lecture
Magna Porta : 4 à 5 M€ déjà engagés autour de la gare Nîmes-Pont-du-Gard

Le projet de zone d’activité Magna Porta, autour de la gare Nîmes-Pont-du-Gard, a déjà mobilisé plusieurs millions d’euros de fonds publics. Mais aucune entreprise n’y est installée à ce stade, rapporte objectifsud.fr ce mercredi.

Nîmes métropole, par l’intermédiaire de la Société publique locale Agate, a acquis environ 160 hectares de foncier compensatoire. Cette dépense est estimée entre 4 et 5 millions d’euros. En 2019, le projet portait sur 140 hectares de terrains à urbaniser. Le périmètre a ensuite été réduit sous l’effet de règles environnementales plus strictes.

Un projet qui pourrait encore être réduit

Le dernier objectif évoqué concerne une soixantaine d’hectares, dont les trois quarts ont déjà été achetés, pour environ 5 millions d’euros. Durant la campagne municipale, les services de l’État ont demandé à Nîmes métropole de prendre en compte des compensations environnementales jugées insuffisantes pour la construction de la gare et des voies ferrées.

Cette évolution pourrait ramener la zone à 20 hectares. L’enjeu serait alors d’utiliser les terrains déjà acquis et de limiter de nouvelles acquisitions destinées aux compensations. Les terrains compensatoires pourraient être revendus à des opérateurs ayant eux aussi des obligations de compensation, dans l’hypothèse d’un changement de stratégie de l’Agglo vers le développement de l’aéroport.

Les terrains prévus pour accueillir les entreprises présentent un enjeu différent : sans activité économique, ils ne seraient pas valorisés. Le groupe privé contractualisé sous la présidence de Franck Proust pour trouver des sociétés n’a, pour l’instant, pas abouti. NGE est également cité comme une déception dans ce dossier.

La Région prête à travailler avec Vincent Bouget

Magna Porta est désormais un dossier pour Vincent Bouget, président de Nîmes métropole. Jalil Benabdillah, vice-président de la Région chargé du développement économique, se dit disposé à l’accompagner selon les choix qui seront faits. La création prochaine d’une agence de développement économique doit aussi participer à cette coopération.

Source : objectifsud.fr

Éléonore Falguière-Bresson

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