Grève à l’Imperator : l’inspection du travail conteste la position de la direction
À l’Imperator, à Nîmes, les femmes de chambre sont en grève depuis 42 jours. Un courrier de l’inspection du travail, daté du 27 octobre 2026, relance le débat sur la façon dont le travail a été assuré pendant le conflit, rapporte lereveildumidi.fr.
Des renforts du groupe Centaurus mis en cause
Le courrier a été adressé à la direction après une saisine commune du secrétaire du CSE, Nicolas Viala, et du délégué syndical CGT, David Goslin. Il porte sur l’intervention de salariés du groupe Centaurus, venus faire du nettoyage pendant la grève. Selon les représentants du personnel, ces interventions auraient eu lieu les 25 septembre, 6 et 7 octobre.
La direction justifie ces renforts par un mandat de gestion confié à Centaurus Hospitality Management (CHM). Pour elle, il ne s’agit pas d’une mise à disposition de personnel. L’inspecteur du travail n’est pas de cet avis. Il note que les tenues et équipements sont fournis par l’hôtel, que les consignes sont données sur place et que l’intervention de CHM consiste surtout à fournir de la main-d’œuvre.
Il demande donc à la direction quatre documents : l’accord des salariés concernés, une convention de mise à disposition entre les entreprises, un avenant à leur contrat de travail et le procès-verbal de consultation du CSE.
Selon lui, la situation pourrait relever d’un prêt de main-d’œuvre à but non lucratif. Si les règles légales ne sont pas respectées, il prévient que cela pourrait être qualifié de prêt de main-d’œuvre illégal et d’entrave aux prérogatives du CSE. Il évoque aussi de précédents constats sur le recours à des CDD, qui aurait cessé après son intervention.
Des négociations toujours bloquées
Ce courrier s’ajoute à d’autres démarches sur les conditions de travail. La médecine du travail a participé aux actions de prévention. L’inspection du travail avait aussi fait des observations sur les locaux et la prévention des risques. Pour la CGT, ces interventions confortent les alertes des salariées.
Deux réunions de négociation ont eu lieu. Le syndicat affirme n’avoir reçu aucune proposition pour en organiser une troisième, malgré l’envoi des comptes rendus à la direction. L’inspection du travail évoque une médiation administrative, à condition que les deux parties soient d’accord. La CGT se dit favorable à cette piste.
Le syndicat demande désormais l’envoi des documents réclamés par l’inspection, le respect des prérogatives du CSE, des engagements sur les conditions de travail et une reprise rapide des négociations. Après 42 jours de mobilisation, l’issue du conflit reste incertaine.
Source : lereveildumidi.fr
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